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29   Sculptures et monument du Jardin botanique

Sources : Diane Turcotte (Jardin botanique) ; J.-J. Lincourt et S. Perron ; site Internet du Jardin botanique.
Photo (RC) : « Jeune femme au collier » d’Alice Winant.

Jeune femme au collier

(Source : Diane Turcotte, Jardin botanique)

Au milieu de la roseraie, on peut voir une gracieuse jeune fille, The First Jewels (Jeune femme au collier). Cette sculpture en bronze est l’œuvre de l’artiste roumaine Alice Winant (1928-1989). Elle a été réalisée à New-York en 1973.

La fonte à la cire perdue expliquée étape par étape :

Comment a été réalisée cette sculpture ?

  1. L’artiste façonne d’abord son œuvre en terre glaise, qui est ensuite séchée et cuite. Cette pièce est appelée « le noyau ».
  2. Ce noyau est ensuite recouvert d’une mince couche de cire (0,5 cm d’épaisseur) que l’artiste retouche pour obtenir les détails désirés. C’est cette couche de cire qui sera remplacée par le bronze dans une étape ultérieure.
  3. En préparation de la coulée du métal, des tiges de cire et des tiges d’acier sont fixées obliquement dans cette pièce.
  4. On recouvre le tout de plâtre, afin de former un moule qui épouse parfaitement les formes créées.
  5. Là où les tiges de cire avaient été fixées, des canaux seront formés dans le plâtre les ayant contournées.
  6. Le bronze en fusion est versé dans ces canaux. La cire fond et est chassée, d’où le terme « cire perdue » désignant la technique employée. Les tiges d’acier maintiennent le tout en place.
  7. Une fois le métal refroidi, le moule de plâtre est brisé, la statue apparaît.
  8. Un travail inévitable s’ensuit, consistant à couper la trame de canaux qui se sont eux aussi remplis de bronze, et à faire la finition de l’œuvre. Le noyau est brisé et retiré de la sculpture pour l’alléger.

Le banc des amoureux

(Source : Diane Turcotte, Jardin botanique)

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Photo (RC) : Le Banc des amoureux

Le jardin des plantes vivaces abrite une œuvre d’art célèbre. Il s’agit du fameux Lover’s Bench (Banc des amoureux) de Léa Vivot (1950-…). Cette copie de l’œuvre originale fut réalisée en 1985, en bronze. Œuvre d’art controversée, l’originale, réalisée en 1976, fut bannie de Toronto en 1979 à la suite de pressions de la population la considérant obscène. L’œuvre trouva refuge à Montréal et fut achetée en 1985 par un homme d’affaires de New-York. L’œuvre représente le fort contraste entre l’amour et la solitude. L’artiste considère que ce qui choque dans son œuvre c’est beaucoup plus cette représentation criante de la solitude que le spectacle du couple amoureux.

Le bronze

Le bronze est le premier alliage élaboré dans l’histoire. Le cuivre s’associe au fer, à l’arsenic, au plomb ou au nickel, chacun produisant un bronze de qualité variable. De nos jours, le bronze est constitué de cuivre (90 %) et d’étain (10 %). Le cuivre ne coulant pas aisément, l’étain le rend plus fluide et le durcit, lui procurant sa résistance. La teneur en étain peut être augmentée jusqu’à 25 % afin de produire le bronze « sonnant » des cloches.

Madame Vivot a déjà affiché sur une de ses sculptures l’invitation suivante : « S’il vous plaît, touchez », alors n’hésitez pas !

Le lion de Lyon

(Source : Diane Turcotte, Jardin botanique ; Jardin botanique de Montréal de J.-J. Lincourt et S. Perron)

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Photo (RC) : Le Lion de Lyon

L’énorme lion qui se trouve à l’entrée de la roseraie a été offert par la ville de Lyon à l’occasion du 350e anniversaire de Montréal, en 1992.

Le Lion de La Feuillée est l’une des quatre pièces de fonte composant l’œuvre originale réalisée en 1831. Les lions marquaient les entrées du pont de La Feuillée qui traverse la Saône au cœur de la ville de Lyon, en France.

Lors de la reconstruction du pont de La Feuillée en 1910, les quatre lions ont été relocalisés. En 1992, déplacés de nouveau, l’un d’eux a pris la route de Montréal. L’emplacement actuel de l’œuvre, à l’entrée de la roseraie est un choix judicieux, la rose étant la fleur emblème de la ville de Lyon.

Saviez-vous que…

Le lion dort environ vingt heures par jour et est actif tôt le matin et tard en après-midi. Il est le seul félin sociable ; il vit en groupe de quatre à quinze femelles et d’un à six mâles. Bien que la chasse soit assurée par les femelles, ce sont les mâles qui mangent les premiers. D’où l’expression populaire « se tailler la part du lion ».

Monument du frère Marie-Victorin

(Source : Diane Turcotte ; Site Internet du Jardin botanique.)

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Photo (RC) : Monument du frère Marie-Victorin

Le monument en bronze du Frère Marie-Victorin à l’entrée du Jardin a été réalisé par Sylvia Daoust, en 1951. Cette œuvre, la seule commandée spécifiquement pour le Jardin, est la première œuvre importante de l’artiste. À l’époque, plusieurs se sont offusqués que l’on ait choisi une femme pour la réalisation de cette sculpture. Mme Daoust a ouvert la voie aux femmes de cette discipline. Elle a été la première de l’histoire à l’inscrire à l’École des Beaux-Arts de Montréal.

Le Frère Marie-Victorin tient à la main une plante, la sarracénie pourpre. Cette plante insectivore possède un mécanisme ingénieux pour capturer ses proies. L’intérieur de ses feuilles recourbées est recouvert de poils orientés vers le bas. Les insectes y entrent beaucoup plus facilement qu’ils n’en sortent. Dans bien des cas, ils se noient dans l’eau de pluie accumulée et sont digérés à l’aide d’enzymes spécifiques. On trouve dans la serre Molson des spécimens vivants de cette plante.

Le maïs, Le bouleau, L’érable, Le nénuphar

(Source : Diane Turcotte)

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Photo (RC) : Le maïs, Le bouleau.

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Photo (RC) : L’érable, Le nénuphar.

Les bas-reliefs situés sur le haut de l’édifice administratif du Jardin botanique ont été réalisés par Henri Hébert (1884-1950), en 1937.

Les bas-reliefs de couleurs en terre cuite sont tout à fait inusités sur un bâtiment. Ils constituent un élément décoratif typique de l’époque Art Déco. Ces sculptures représentent quatre thèmes du patrimoine québécois : Le maïs, Le bouleau, L’érable et Le nénuphar.

L’Art Déco

Le style Art Déco est représentatif de l’évolution technologique. Le cône de pin stylisé est considéré comme l’un des éléments décoratifs les plus communs dans l’ornementation Art Déco au Canada. C’est ainsi la flore stylisée, géométrisée, qui rattache habituellement les édifices Art Déco au contexte national. Le Jardin botanique recèle la plus importante concentration de canadianismes Art Déco de la ville de Montréal.

Activité pédagogique



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