19 Murales de Mario Merola
Sources : Bibliothèque et Archives nationales du Québec ; Anne Caroline Desplanques2.
Photo (RC) : Une des cinq murales de l’aréna Maurice-Richard .
On trouve des murales de Mario Merola dans deux centres sportifs importants du quartier. À l’aréna Maurice-Richard, Merola a réalisé une œuvre en mosaïque de verre en cinq sections. Cette œuvre qui date de 1960 est située dans le hall de l’entrée principale (côté nord). Cette entrée n’est guère utilisée de nos jours. L’œuvre représente divers sports.

Photo (RC) : Une des cinq murales de l’aréna Maurice-Richard.
La deuxième œuvre date également de 1960. Elle est située à l’intérieur du centre Pierre-Charbonneau, juste au-dessus de l’entrée principale. Il s’agit cette fois d’une peinture murale.

Photo (RC) : Peinture murale au centre Pierre-Charbonneau.
Mario Merola
« Né à Montréal en 1931, Mario Merola est admis à l'École des Beaux-Arts à l'âge de 15 ans. Il compte parmi ses professeurs Stanley Cosgrove, Alfred Pellan, Jean Simard. La réalisation d'une grande murale au Pavillon du Canada à l'exposition universelle de Bruxelles en 1957, suite à un concours national, marquera un tournant dans sa vie. Il réalisera pendant plus de 20 ans des murales et des reliefs dans des hôtels, des restaurants, des écoles, des stations de métro, se faisant le promoteur d'un art public qui contribue à la transformation de la société. Il enseignera en même temps à l'École des Beaux-Arts puis à l'UQAM et poursuivra, parallèlement à ses grands travaux d'art intégré, une œuvre intimiste qui est passée, depuis une quinzaine d'années, au premier plan de son travail. En 1992, Mérola fonde la maison d'édition Fini / Infini et publie des albums de dessins, des textes de peintres et de sculpteurs ainsi que de la poésie. »1
Lors de cette même exposition, Anne Caroline Desplanques2 décrit ainsi les oeuvres de Mario Merola:
« Emporté par la folie des profondeurs, le visiteur se perd dans les tourbillons de formes, de masses, de couleurs et de lignes.(...) Des créations de Mario Merola habitent déjà les quatre coins de la ville, par exemple la murale entièrement sculptée du métro Sherbrooke et la verrière de la station Charlevoix. (...) Ce penchant pour l’art public, il l’explique par une vision révolutionnaire de l’art moderne qui rappelle celle des artistes humanistes de la Renaissance italienne. Ce Montréalais d’origine italienne soutient que la production artistique n’est pas un simple décor, mais une contribution à la transformation de la société. Constamment à la recherche de nouveaux moyens d’expression, d’échappatoires à l’ennui, le poète, dessinateur, sculpteur, peintre, muraliste et éditeur a érigé une œuvre immensément riche. «À l’heure de la retraite, c’est sûrement par peur de l’ennui que j’ai fait mille choses », souligne l’artiste. »2
- Voir aussi » le parcours sur Les bâtiments, Fiche 37 (Centre Pierre-Charbonneau).
- Voir aussi » le parcours sur Les bâtiments, Fiche 38 (Aréna Maurice-Richard).
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1. BAnQ. Texte de présentation à l’occasion d’une exposition sur Mario Merola organisée en 2002 par la BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec).
2. Anne Caroline Desplanques (2002). La turbulence des couleurs.
