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38 Aréna Maurice-Richard

Sources : Centre d’histoire de Montréal ; Roxane Mondor-Richard.
Photo (RC) : Aréna Maurice-Richard.

L’aréna Maurice-Richard a été inauguré le 10 décembre 1961, en l’honneur du légendaire joueur de hockey. Cet aréna est essentiellement dédié au hockey, mais il peut aussi être transformé en salle de congrès et d’exposition de 6 600 places. Ainsi, le 1er mai 2002, l’ensemble des employés de la Commission scolaire de Montréal s’y est réuni pour participer à une journée de formation sur l’environnement : un événement exceptionnel où l’on trouvait côte à côte les plus grands spécialistes de l’environnement et les plus grands artistes québécois.

Maurice Richard

Notre plus grande vedette de hockey est née le 4 août 1921.

«  Un peu avant la Deuxième Guerre mondiale, un adolescent comme bien d’autres jouait au hockey au parc Lafontaine. Bien qu’on voyait en lui un ailier droit prolifique, on ne le destinait pas à une carrière dans la Ligue nationale de hockey, car il était souvent blessé. Toutefois, le 31 octobre 1942, il débute la saison avec le Canadien qu’il ne quittera que 18 ans plus tard. Ainsi commence la carrière de Maurice « Rocket » Richard.

Lors de sa première saison, il ne joua que 16 matchs, une cheville cassée le tenant à l’écart du jeu. C’est à la saison 1943-44 que le « Rocket » décolle. L’année suivante, en 1945, le numéro 9 réalise un record encore inégalé : il marque 50 buts en 50 parties. Joueur au tempérament fougueux, il terrifiait les gardiens adverses avec son regard de feu. Plusieurs équipes déléguaient deux joueurs pour surveiller le « Rocket » qui y voyait un compliment. Sa carrière compte des statistiques impressionnantes : 544 buts et 421 aides en saisons régulières, 15 participations aux séries éliminatoires et huit Coupes Stanley à son actif.

Le 16 mars 1955, un événement mémorable a lieu, alors qu’il ne chaussait même pas ses patins. Clarence Campbell, le président de la LNH, suspend Richard pour le reste de la saison régulière et les séries éliminatoires, parce qu’il avait asséné deux violents coups de poing à la figure d’un juge de lignes lors d’un match contre les Bruins de Boston. Le lendemain, les partisans, outrés par cette suspension, manifestent devant le Forum, allant même jusqu’à réclamer la tête de Campbell. Lorsqu’en soirée, la partie du Canadien contre les Red Wings débute, la tension est à son comble. Campbell brave la colère des spectateurs en assistant au match. Il n’en fallait pas plus pour qu’au premier entracte une pluie de détritus et d’insultes s’abatte sur Campbell, dégénérant rapidement en émeute. Le lendemain, le numéro 9 fait un appel au calme à la population et les journaux interprètent cette émeute à la fois comme une manifestation du nationalisme canadien-français et une ferveur sans borne envers un héros national.

Ce joueur a marqué à un tel point le hockey que le 6 octobre 1960, le club Canadiens a décidé que plus personne dorénavant ne portera le dossard no 9, celui de Maurice Richard tout au long de sa carrière . »

Maurice Richard est décédé le 27 mai 2000 et il a eu droit à des funérailles nationales, un honneur rarissime.

Activité pédagogique

 

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