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12   Église du Très-Saint-Rédempteur : décoration intérieure

Sources : Atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve ; Paul Labonne.
Photo (RC) : Vitrail de Guido Nincheri représentant Le songe de la statue aux pieds d’argile.

Un élément très intéressant de la décoration intérieure de l’église provient du fait qu’on y a largement utilisé la mosaïque, notamment pour le chemin de croix, la balustrade et le maître-autel.

Les éléments les plus impressionnants de la décoration sont cependant les cinq vitraux qu’y a installés Guido Nincheri (Voir » le Parcours culturel, Fiche 10 (Guido Nincheri). Ils figurent parmi les plus beaux réalisés par l’artiste. Ces vitraux ont été réalisés au coût de 850 $ chacun, entre 1935 et 1946.

«  D’une grande complexité, les verrières de l’église du Très-Saint-Rédempteur évoquent les songes du prophète Daniel et le Christ Rédempteur. Dans le premier vitrail de gauche, Daniel explique à Nabuchodonosor II, roi de l’empire néo-babylonien de 605 à 562 avant Jésus-Christ, « qu’il y a un dieu dans le ciel, qui révèle les mystères et qui a fait connaître au roi Nabuchodonosor ce qui doit arriver à la fin des jours » (Daniel 2, 28). Dieu est représenté dans la partie supérieure de la verrière avec les archanges Saint-Michel et Saint-Gabriel, respectivement à droite et à gauche du Père.

Le deuxième vitrail illustre le songe de la statue aux pieds d’argile qui symbolise la destruction du royaume de Nabuchodonosor. Ce thème de la destruction des royaumes païens est repris dans la quatrième verrière où l’on voit le Christ triompher des puissances terrestres.

La verrière de droite (photo ci-dessus) a pour thème la mise à sac de Jérusalem, en l’an 70 après Jésus-Christ, par l’empereur Titus et la fin de la Captivité des Juifs qui sont autorisés à retourner en Palestine par Cyrus qui est monté sur son cheval, muni d’un glaive, et qui fait face au prophète Isaïe.

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Photo (RC) : Vitrail représentant le sac de Jérusalem

Réalisés lors de la montée du fascisme en Europe dans la décennie 1930, ces vitraux sont une puissante allégorie de la lutte perpétuelle entre les forces du mal et du bien . »1

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Photo (RC) : Chaire à laquelle on accède par la porte le long de la colonne.

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1. Paul Labonne, Atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve : Série Artiste et artisan : Guido Nincheri.

 

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