36 Les pompiers
Sources : M. Corriveau, caserne 48 ; Francis Coté, caserne 13 ; Francis Ruest, caserne 45 ; site Internet de la Ville de Montréal ; CFEMD ; Paul-André Linteau1.
Photo (RC) : Caserne no 48.
Il y a trois postes d'incendie dans le quartier. Pour plusieurs pompiers, c'est un rêve d'enfant qui s'est réalisé. Certains demeurent dans le quartier, notamment deux chefs récemment promus à ce titre. Ils sont fiers de faire ce métier et d'être au service de la population… même s'il est parfois difficile de convaincre les gens de sortir de leur maison en feu !
Actuellement dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, il n'y a pas de
« pompière ». Il n’y aurait qu'une quinzaine de femmes exerçant ce métier au Service d'Incendie de la Ville de Montréal. Une explication serait que le métier est très exigeant physiquement. En effet, l'habit et l'appareil respiratoire pèsent au départ plus de 30 kg. S'il faut en plus soutenir quelqu'un durant un sauvetage, cela demande beaucoup de force physique.
Des chiens dans les casernes ? Dans les images de cinéma, nous voyons souvent un chien Dalmatien dans les casernes. Il semble qu'il n'y a plus de chien dans les casernes, depuis très longtemps. Pas de chat non plus.
Les feux sont fréquents dans le quartier et beaucoup pourraient être évités avec plus de prudence et de vigilance. Il suffit d'un moment de distraction en faisant des frites ou d'un mégot oublié pour provoquer un incendie. Le manque d'entretien de certains propriétaires est aussi un facteur aggravant.
Durant les temps libres entre les interventions, les pompiers suivent des formations. Ils entretiennent l'équipement et font des visites de prévention dans les entreprises ou répertorient les bâtiments dangereux. Ils peuvent aussi se tenir en forme dans la salle d'entraînement. Enfin, les pompiers mangent en groupe et aiment beaucoup se taquiner. Mais par-dessus tout les pompiers adorent jouer avec l'eau et s'arroser… du moins ceux qui nous ont informés !
Une chose est certaine, tous les pompiers à qui nous avons parlé semblent des passionnés de leur emploi ! Ils promettent d'avoir des tas d'histoires fascinantes à raconter quand vous irez les visiter.
Il existe trois casernes opérationnelles dans Hochelaga-Maisonneuve, les casernes 13, 45 et 48..
La caserne 48
La plus ancienne est la caserne 48 (ci-dessus). Elle est située au 3616, rue Hochelaga (angle Chambly). Inaugurée en 1931 et rénovée en 2002, cette caserne compte quatre équipes de travail de sept pompiers (minimum) chacune. Les quarts de travail sont d’une durée de 12 heures.
La caserne dispose d’une autopompe multifonctionnelle. Elle se branche sur une borne-fontaine, mais elle est multifonctionnelle parce qu’elle inclut un outil de désincarcération ainsi qu’un réservoir de mousse que l’on utilise pour éteindre les hydrocarbures.
La caserne dispose aussi d’une nacelle élévatrice de 27 mètres (« Quand on est en haut, ça bouge dans le vent et le camion paraît très petit. »)
La caserne 45
La caserne 45 est la plus moderne. Ouverte en 1994, elle a pris la relève de la caserne qui était située dans l’actuelle Maison de la culture (ancienne caserne no 2 de Maisonneuve, angle Ontario et Desjardins). Elle compte dix pompiers par quart de travail.
La caserne dispose d’une autopompe qui se branche sur les bornes-fontaines et d’une échelle aérienne de 127 pieds. Il n’y a qu’une seule autre grande échelle de cette dimension à Montréal.
Elle dispose également d’un véhicule d'approvisionnement d'air (un des deux seuls véhicules du genre à Montréal) permettant de remplir les bonbonnes d'air directement sur le lieu d'intervention.
Enfin, on y trouve un véhicule pour transporter du matériel sans utiliser les véhicules lourds.

La caserne no 45
La caserne 13
Ouverte en 1963, la caserne no 13 est située au 3250, rue Sainte-Catherine Est, sur l’emplacement de la première caserne de pompiers construite dans Hochelaga, en 1900.
Les équipes comptent au moins neuf personnes par quart de travail. On y retrouve l’ équipe de sauvetage en hauteur. On les appelle les hommes-araignées et les hommes-taupes. Pour faire partie de cette équipe, les pompiers doivent suivre une formation spéciale. C'est cette équipe qui se rend sur la structure du pont Jacques-Cartier ou lorsqu'il faut secourir des laveurs de vitres pris sur les grands édifices à cause d'un bris d'équipement. Il faut descendre en rappel jusqu'à la personne, puis la descendre jusqu'au sol. Les hommes-taupes ou spécialistes des espaces clos s'occupent de sauvetage comme celui d'un travailleur s'étant cassé une jambe en travaillant dans un tuyau d'égout.
La caserne dispose d’une autopompe pouvant se connecter aux bornes-fontaines, d’une unité de protection et d’un autobus. Celui-ci est équipé d’une toilette et d’un petit bureau. Il permet d’accueillir les sinistrés. Il est très utile l'hiver, car souvent les sinistrés se retrouvent dehors en pyjama. Il faut aussi s'assurer que tous les sinistrés ont été enregistrés afin qu'ils puissent recevoir l'aide de la Croix-Rouge et l'aide au logement de la Ville de Montréal.
La caserne no 13
Histoire
C’est en 1889 que la municipalité de Maisonneuve met sur pied un corps de pompiers. La caserne était située au coin sud-est des rues Notre-Dame et Létourneux. Démolie par la suite, elle fera place à une caserne qui existe toujours aujourd’hui, mais qui a changé de vocation : la caserne no 1 de Maisonneuve (voir » série Bâtiments, Fiche 8).
Du côté d’Hochelaga, la première caserne a été construite en 1900, à l’emplacement de la caserne no 13 actuelle. On sait par ailleurs qu’en 1879, les pompiers étaient logés dans l’hôtel de ville. Cet hôtel de ville, aujourd’hui disparu, était situé sur la rue Dézéry, entre les rues Hudon et Sainte-Catherine.
Une deuxième caserne a vu le jour à Maisonneuve en 1906-19071. L’architecte était Charles-A. Reeves. La caserne no 2 a été construite sous la pression des industriels situés près de la voie ferrée qui traversait le quartier. Ils trouvaient que le poste 1 était trop loin. En 1905, le conseil décide donc de construire un deuxième poste. « Cette décision d’avoir deux casernes si près l’une de l’autre paraissait injustifiée aux yeux de bien des contemporains et elle n’avait pour raison d’être que le désir de plaire aux manufacturiers. Le fardeau d’une telle dépense supplémentaire retombera évidemment sur les épaules des propriétaires et des locataires, les industriels étant exemptés des taxes principales. »2
L’ancienne caserne no 2 de Maisonneuve
La caserne no 2 a changé de nom en 1918 lors de l’annexion de Maisonneuve à Montréal. Elle a alors pris le nom de caserne 45. Elle a fermé ses portes en 1994 et ses activités ont été transférées à une toute nouvelle caserne, au 5100, rue Hochelaga. Le nom de « caserne 45 » a également été transféré à cette nouvelle caserne.
Références 10-24 ?
Pour connaître tous les codes de communication des pompiers de Montréal ainsi que les bâtiments, les véhicules, les casques, les grades, des statistiques de temps de réponse, une galerie multimédia et l'historique du Service des Incendies de Montréal, cliquez ici » http://www.coderouge.com.
Vous aimeriez devenir pompier ?
Il faut s'inscrire après le cégep à l'école des pompiers, soit l'Institut de protection contre les incendies du Québec (IPIQ). Pour plus d’information, cliquez ici » http://www2.cslaval.qc.ca/ipiq.
Activités pédagogiques
- Section jeunesse du site officiel du Service des Incendies de Montréal (SIM). Sur ce site vous trouverez deux programmes de sensibilisation divertissants et instructifs, incluant des guides pédagogiques afin de préparer la visite des pompiers éducateurs. Cliquez ici » http://ville.montreal.qc.ca/portal
- Pour organiser la visite des pompiers dans votre école, il faut s'adresser à Mme Francine Racette. Téléphone : (514) 872-4684.
- Pour organiser une visite dans un poste de pompiers, remplir le formulaire que vous trouverez sur le site Internet suivant. Cliquez ici » www.ville.montreal.qc.ca/incendie
- Le simulateur d'incendie . Il s’agit d’une roulotte modifiée afin de simuler un incendie et d’enseigner ce qu'il faut faire si cela se produit. Durant l'été, elle se promène dans les parcs de la Ville de Montréal.
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1. Paul-André Linteau (1975). Histoire de la ville de Maisonneuve, 1993-1918. Thèse de doctorat : Université de Montréal. Page 93.
2. Idem, page 236.