8  Ancien poste de pompiers no 1

Source : Guy Pinard1 ; Paul-André Linteau2 .
Photo (RC) : Ancien poste de pompiers no 1.

À cet endroit, se trouvaient, dès 1988, le premier poste de pompiers et le premier hôtel de ville de Maisonneuve. Après le déménagement de l’hôtel de ville sur la rue Ontario, en 1912, le conseil municipal décide de construire un nouveau poste de pompiers. Marius Dufresne en dresse les plans en s’inspirant du Unity Temple d’Oak Park dans l’Illinois, conçu par le célèbre architecte Frank Lloyd Wright.

En 1914, on prend la décision de démolir le vieux poste de pompiers no 1 et d’en reconstruire un autre au même endroit2.

« Lors de son inauguration en 1915, l’édifice logeait le poste de pompiers et de police no 1 ainsi que la cour municipale. Après l’annexion de Maisonneuve à Montréal, le 9 février 1918, la cour municipale cesse d’exister, et les locaux furent mis à la disposition des policiers (qui faisaient aussi office de pompiers). Le rez-de-chaussée abritait trois véhicules pour la lutte contre les incendies, ‘les plus perfectionnés à traction automobile et animale’, disait-on à l’époque. »1 À l’étage, on trouvait un gymnase et un dortoir; au sous-sol, la galerie de tir. Le poste portait le numéro 44.

Les pompiers quittèrent les lieux le 4 novembre 1961. Outre les policiers, on y installa le Service des sports et des loisirs, une bibliothèque de 100 000 livres, une troupe de théâtre de marionnettes et une association d’artisans.

« La partie sud de l’édifice servit aux policiers jusqu’en 1981. Ce poste de police porta d’abord le numéro 6, puis le numéro 52. »1 À partir de 1981, l’édifice sera progressivement abandonné et subira des dommages importants dus au vandalisme.

Finalement, un vaste projet de restauration de quatre millions de dollars a permis d’y loger le Théâtre sans fil, en 2003.

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1. Guy Pinard (1995). Montréal, son histoire, son architecture. Montréal : Éd. Du Méridien.
2. Paul-André Linteau (1975). Histoire de la ville de Maisonneuve, 1883-1918. Thèse de doctorat : Université de Montréal. Page 96.

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