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25   Gilles Gougeon

Sources : Gilles Gougeon ; Radio-Canada.
Photo (Radio-Canada) : Gilles Gougeon.

Gilles Gougeon, un petit gars d’Hochelaga-Maisonneuve, est l’un des journalistes les plus connus de Radio-Canada. Il est né dans le quartier en 1943 et y a fait ses études primaires, secondaires et collégiales.

Il fait ses premières armes comme journaliste dans l’hebdomadaire du quartier Hochelaga-Maisonneuve, en 1958. Dès mars 1959, il se joint à l’équipe de jeunes reporters d’une émission d’information hebdomadaire diffusée à la radio de Radio-Canada. Depuis, il n’a jamais cessé de pratiquer son métier de reporter national et international, tant dans la presse écrite, qu’à la radio et à la télévision.

Gilles Gougeon a fait partie des plus prestigieuses émissions d’information de Radio-Canada : Format 60, Le 60, Télémag, Le Point, Dimanche magazine.

Pendant vingt ans, son travail de reporter l’a fait séjourner dans quarante pays où il a notamment couvert des événements historiques comme la fin du communisme en Europe centrale, l’émergence de la démocratie en Amérique latine et en Afrique et la première guerre du Golfe, en 1990-91. En certaines occasions il fut menacé de mort (États-Unis), emprisonné (Émirats arabes unis) et expulsé du pays (Allemagne de l’Est).

Pendant deux ans, il a animé le grand jeu-questionnaire à caractère historique et culturel, Tous pour un, et fut l’animateur des huit premières années de l’émission La Facture qui devint l’émission d’information la plus regardée à la télévision canadienne.

Gilles Gougeon est maintenant chef d’antenne de l’émission d’information 5 sur 5 qui est aussi diffusée par TV-5 Monde dans 165 pays.

Notons enfin qu’il est le récipiendaire de grands prix de journalisme, dont le « Judith-Jasmin » 1981, le Gémeaux du meilleur reportage en 1989, le Gémeaux du meilleur animateur d’émissions d’information en 2002, le Prix d’excellence René-Lecavalier pour la qualité de la langue en 2003-2004.

Le Romancier

Le premier roman de Gilles Gougeon, Taxi pour la liberté, a été publié aux Éditions Libre Expression en 1999. Son second, Catalina, l’a été en 2002. Les deux romans ont connu un succès de librairie. Taxi pour la liberté fait l’objet d’une adaptation cinématographique et est utilisé par les enseignants du secondaire IV dans les cours de français et de littérature. Un troisième roman, Katchanga, a été publié chez le même éditeur à l’automne 2005.

Rappelons enfin la publication, chez VLB en 1993, d’une Histoire du nationalisme québécois, dont une traduction anglaise est parue chez James Lorimer (Toronto).


Gilles Gougeon nous parle de son enfance dans le quartier

«  Tout comme mes parents et certains de mes grands-parents, je suis né, j'ai grandi et vécu dans Hochelaga-Maisonneuve, particulièrement dans la paroisse Très-Saint-Rédempteur. J'ai fréquenté le Couvent d'Hochelaga (malheureusement détruit) au même moment où d'autres personnes aujourd'hui connues y étudiaient : Lise Watier, Geneviève Bujold, le docteur Yves Montplaisir (spécialiste du sommeil) pour ne nommer que celles-là. Puis j'ai poursuivi mes études à l'école Baril (8e et 9e années) et à Chomedey-de-Maisonneuve (10e et 11e années). J'ai ensuite commencé mon cours classique "accéléré" au Collège Sainte-Croix, devenu aujourd'hui le Cégep Maisonneuve.

 

Je suis un garçon des ruelles du quartier, là où les jeux, les amitiés, les solidarités et les amours naissaient, et s'évanouissaient. J'y ai appris, grâce à l'éducation que mes parents ont donnée à leurs cinq enfants (3 garçons et 2 filles) à me faire respecter et à respecter les autres; à partager; à m'ouvrir au monde dans la tolérance, mais aussi dans le droit d'être soi-même. C'est dans ce quartier ouvrier où j'ai acquis les principes et le courage qui me furent nécessaires pour exercer le métier de journaliste. C'est dans ce quartier que j'ai appris à développer un regard curieux et critique sur mon environnement social, ce qui m'a mené plus tard à l'écriture romanesque. C'est dans ce quartier, où les espoirs et les ambitions se limitaient trop souvent aux barrières naturelles que formaient le fleuve, la voie ferrée, la rue Frontenac et la rue Viau, que j'ai appris à aller au-delà des frontières, à chercher, à apprendre et à partager mes découvertes.

 

Aujourd'hui, alors que je viens de commencer ma 49e année dans le journalisme, je ne puis que célébrer le fait d'y avoir commencé en publiant mes premiers articles dans "Les Nouvelles de l'Est". Mes racines sont toujours bien vivantes lorsque je traverse ces rues et ces ruelles où je souhaite qu'on enseigne aux enfants le respect de soi et des autres et, surtout, que la vie se nourrit de rêves et
d'espoir. 
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