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2   Maison de la culture

Sources : Pierre Larivière ; Maison de la culture Maisonneuve ; Atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve.
Photo (RC) : Les nouveaux locaux de la Maison de la culture Maisonneuve.

La Maison de la culture Maisonneuve est située dans l’ancienne caserne de pompiers no 2 de la ville de Maisonneuve.

Il est rare qu’une institution municipale soit aussi associée à une personne que cette maison de la culture. Créée en 1981, la Maison de la culture Maisonneuve, c’est « un peu beaucoup » son directeur Pierre Larivière qui occupe la fonction depuis 1984.

L’ancienne caserne de pompiers no 2

Ce poste de pompiers de la Cite de Maisonneuve a été construit en 1906-19071 selon les plans de l’architecte Charles-A. Reeves.

Il a été construit sous la pression des industriels situés près de la voie ferrée qui traversait le quartier. Ceux-ci trouvaient que le poste no 1 était trop loin. En 1905, le conseil décide donc de construire un deuxième poste. «  Cette décision d’avoir deux casernes si près l’une de l’autre paraissait injustifiée aux yeux de bien des contemporains et elle n’avait pour raison d’être que le désir de plaire aux manufacturiers. Le fardeau d’une telle dépense supplémentaire retombera évidemment sur les épaules des propriétaires et des locataires, les industriels étant exemptés des taxes principales. »2

À l’origine jeune enseignant, Pierre Larivière s’est inspiré largement du courant de l’animation et de la recherche culturelle développé à l’UQAM. Dès 1978, c’est avec deux compères étudiant dans ce programme qu’il fonde l’Atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve.

Larivière Photo (RC) : Le directeur, Pierre Larivière, devant la Maison de la culture Maisonneuve.

Depuis, les conditions d’exercice de son travail l’ont conduit à développer une orientation originale pour la maison de la culture du quartier. Réduit à des locaux symboliques pendant vingt ans, il lui a fallu s’orienter vers une programmation nomade qui a essaimé partout dans le quartier.

En 1999, Pierre Larivière a bien failli avoir enfin sa maison de la culture. En collaboration avec l’Atelier d’histoire, les deux organismes ont proposé le projet d’occuper le Château Dufresne. Grâce à leur dynamisme et leur leadership, les groupes du quartier se sont rangés derrière eux. Mais, une fois obtenu, le château leur a glissé des mains. Les deux organismes se sont vus réduits par le nouveau conseil d’administration à occuper de petits bureaux au troisième étage de l’édifice.

Finalement, une coupure de subventions de Québec à l’organisme Faîtes de la musique a forcé celui-ci à fermer ses portes, libérant ainsi la caserne de pompiers pour y faire entrer la Maison de la culture.

Une programmation originale

La programmation de la Maison de la culture Maisonneuve est extrêmement variée : danse, cinéma, conférences, poésie, expositions, événements. À titre d’exemple, on a pu y voir récemment La danse des mamans, un spectacle de danse de mères avec leurs bébés. Au cours de l’automne, la Maison a rendu également hommage au regretté Guido Molinari qui avait son atelier dans le quartier, rue Sainte-Catherine. On a pu enfin y voir O Vertigo, La Nef, le Jeune ballet du Québec et l’ École nationale du Cirque, etc.

Les événements originaux y sont légion. C’est de la Maison de la culture Maisonneuve que vient l’idée de créer une ligue d’improvisation à l’orgue afin de mettre en valeur les grandes orgues de St-Nom-de-Jésus. Idem avec le Festival Orgue et couleurs. C’est la Maison de la culture Maisonneuve qui est à l’origine des Coups de cœur francophones. C’est aussi Pierre Larivière qui a initié l’événement international Les petits bonheurs, consacré à la petite enfance. Et cela, sans parler d’ Évidemment Jazz.

Les petits bonheurs
Photo (Maison de la culture) : Les petits bonheurs.

Pierre Larivière : Prix et distinctions

2006
  • Prix Initiative RIDEAU (Réseau indépendant d’événements artistiques unis) pour les Petits bonheurs
2000-2004 1998 1997

 

Activité pédagogique

_________________________
1. Cette date est celle donnée par Paul-André Linteau (1975) dans sa thèse de doctorat : Histoire de la ville ce Maisonneuve, 1883-1918. Université de Montréal. Page 93. Une autre source non-identifiée situe la construction en 1909.
2. Linteau, page 236.

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