9 Bain Maisonneuve
Sources : Guy Pinard1 ; Atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve3.
Photo (RC) : Bain Maisonneuve (Bain Morgan)
Plusieurs bains publics ont été construits à Montréal à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. Ils voulaient répondre aux besoins d’hygiène et de propreté de ses résidents, dont la majorité ne possédait pas de baignoire dans leur maison.
« Le projet de construction d’un édifice qui abriterait un bain public et un gymnase commença à germer dans l’esprit de l’équipe du maire Alexandre Michaud et des frères Dufresne, dès 1911. Le projet initial était relativement modeste, car on prévoyait des dépenses de 30 000 $ »1, un prix semblable à celui des autres bains publics construits à Montréal.
Les travaux débutèrent en 1914 pour se terminer en décembre 1915. Il fut inauguré officiellement en mai 1916. « La façade flamboyante de l’édifice (de style Beaux-Arts) se traduisit par une facture salée. Les travaux avaient engendré des dépenses supérieures à 300 000 $. »2
« Bien qu’il ait été construit pour des raisons de santé publique, l’établissement servait également à des fins récréatives et sportives. Des gradins permettaient d’accueillir une centaine de spectateurs venus assister aux démonstrations de ballet aquatique et aux compétitions de water-polo et de natation.
De 1920 à 1960, le gymnase a servi de salle d’entraînement et d’école pour la Police de Montréal. Connu sous le nom de bain Morgan à compter de 1961, l’édifice a subi des transformations majeures en 1962. Des travaux de rénovation ont alors fait disparaître des éléments décoratifs tels les colonnes, de même que des équipements comme les douches et les bains privés qu’utilisaient autrefois les travailleurs des usines du quartier et du port.
Pour dessiner ce luxueux édifice de style Beaux-Arts, l’ingénieur municipal Marius Dufresne s’est inspiré d’un bain public situé sur la 23e rue, dans le quartier Manhattan, à New York. L’édifice qu’il a conçu rivalise en beauté avec les plus somptueux bains états-uniens. Dufresne a emprunté aux bains bostonnais l’idée d’installer un gymnase à l’étage. »3
L’édifice abrite toujours une piscine. Certains locaux sont utilisés par une organisation du troisième âge.
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1. Guy Pinard (1991). Montréal, son histoire, son architecture. Tome 4. Montréal : Éd. du Méridien.
2. Cette évaluation de Guy Pinard diffère de celle de Paul-André Linteau ( Histoire de la ville de Maisonneuve, 1883-1918), qui la situe plutôt à 215 000 $. Page 299.
3. Atelier d'histoire Hochelaga-Maisonneuve
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