65 Les triplex en pierre grise
Sources : Isabelle Bisson-Carpentier ; CFEMD ;
Atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve ; Paul-André Linteau1.
Photo (RC) : 1823 à 1845, rue Saint-Clément.
Le rêve de Charles-Théodore Viau en lotissant ses terres était de faire du véritable urbanisme selon la vogue du City Beautiful qui sévissait alors aux États-Unis. Lui et sa succession imposent donc une forme de zonage lors de la vente de terrains et cela par le biais des contrats de vente. Cet aménagement commence véritablement en 1897.
« Afin de rendre la construction des bâtisses aussi uniforme que possible et de donner un cachet de propreté, d’ordre et de bien-être particulier, les contrats de vente exigent de construire à dix pieds du trottoir et de n’ériger que des maisons de deux étages avec façade en pierre de taille. »1
Ces règles ne durent cependant que jusqu’en 1909, alors que la succession Viau décide d’abandonner « ses activités de promotion foncière préférant remettre les rênes à une autre génération de promoteurs. »1
À partir de là, on s’aperçoit que les règles cessent de s’appliquer. C’est ainsi qu’on voit apparaître des triplex en série, contrairement au vœu du regretté Charles-Théodore Viau.
L’ornementation des bâtiments de la rue Saint-Clément est fort simple, se réduisant presque à l’existence de la corniche sur la majorité des triplex.
Les triplex de cette rue comptent généralement six logements (deux par étage), bien que certains, plus étroits, en aient seulement trois, soit un par étage.

Photo (RC) : Les escaliers extérieurs de Montréal sont
uniques en Amérique du Nord. Ils sont maintenant protégés
dans plusieurs rues de la ville.

Photo (RC) : Escalier et balcons du 1835 à 1845, rue Saint-Clément.
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1.
Paul-André Linteau (1975). Histoire de la ville de Maisonneuve. 1883-1918. Thèse de doctorat : Université de Montréal. Pages 208 à 211.
