Photo 9

9    Les écoles défavorisées

Statistiques : Comité de gestion de la taxe scolaire de l’Île de Montréal ; ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports.
Photos (RC) : Les écoles primaires défavorisées d’Hochelaga-Maisonneuve.

Plusieurs études scientifiques démontrent que la pauvreté est le principal facteur qui permet de prévoir l’échec scolaire. Partant de ces études, le Conseil scolaire de Montréal a établi, en 1975, une méthode pour identifier les écoles les plus défavorisés afin de leur fournir un financement supplémentaire. Bien que faible, ce financement a permis aux écoles les plus défavorisés de souffler un peu. Par la suite, le ministère de l’Éducation a lui aussi adopté une méthode semblable afin de distribuer certaines sommes. Le Conseil scolaire a été remplacé depuis par le CGTSIM.

Aujourd’hui, il existe toujours deux méthodes de calcul pour déterminer le niveau de défavorisation d’une école :

  1. La méthode du Comité de gestion de la taxe scolaire de l’Île de Montréal (CGTSIM), la plus ancienne et la plus précise ;
  2. La méthode du ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports. (MELS).

La méthode du CGTSIM

Depuis 1975, toutes les écoles publiques de l’Île de Montréal sont classées par ordre de défavorisation. Les écoles privées ne sont pas incluses dans cette classification.

La méthode pour calculer la défavorisation est trop longue pour être décrite ici. Pour bien comprendre les données qui suivent, il faut cependant savoir que — plus l’indice est élevé, plus l’école est défavorisée.

Pour comprendre cette méthode de classification en détail, on peut consulter le site Internet du Comité de gestion de la taxe scolaire de l’Île de Montréal.

Pour simplifier à l’extrême, disons que l’indice d’une école correspond à peu près au pourcentage d’élèves défavorisés qu’elle compte en son sein1.

Toutes les écoles primaires d’Hochelaga-Maisonneuve, sauf une, sont considérées comme étant défavorisées. Cela veut dire qu’elles sont dans les 30 % des écoles de l’Île de Montréal qui comptent le plus d’enfants pauvres. Au secondaire, deux des trois écoles entrent dans cette catégorie.

Quant aux écoles publiques les plus favorisées, elles se situent dans l’ouest de l’Île, sur les territoires des commissions scolaires Lester-B. Pearson ou Marguerite- Bourgeoys.

La pauvreté est le facteur le plus déterminant pour expliquer les faibles résultats scolaires et les hauts taux de décrochage. Cela ne veut pas dire qu’il faut se contenter de cette situation. Les jeunes d’Hochelaga-Maisonneuve sont très bien capables de réussir à l’école, à la condition d’utiliser les bons moyens pour les stimuler.

Écoles primaires par ordre de défavorisation (septembre 2005)
École Rang sur 343

Indice de défavorision
% d’élèves défavorisés1

De la Petite-Bourgogne2
1ère 71,6
Hochelaga 10e 60,0
Baril 15e 58,4
St-Nom-de-Jésus 28e 52,3
St-Clément 43e 46,3
Maisonneuve 45e 46,0
St-Jean-Baptiste-de-La-Salle 73e 36,8
Notre-Dame-de-l’Assomption 78e 36,2
Ste-Jeanne-d’Arc 99e 30,0
St-Rémi3 343e 0,6
Écoles secondaires par ordre de défavorisation (septembre 2005)
École Rang sur 90

Indice de défavorisation
(% d’élèves défavorisés)

Saint-Henri
1ère 55,8
Chomedey-de-Maisonneuve 3e 48,3
Eulalie-Durocher 27e 32,0
Le Vitrail 30e 30,0
Beaconsfield4 90e 1,6

La méthode du MELS

La méthode du MELS comprend quant à elle deux indices différents.

Le premier est l’Indice de seuil de faible revenu. Cet indice mesure la proportion de familles vivant autour ou sous le seuil de faible revenu, calculé par Statistique Canada.

Le second est l’Indice de milieu socio-économique. Cet indice composé utilise la proportion de mères sous-scolarisées (2/3 de l’indice) et la proportion de parents inactifs sur le plan de l’emploi (1/3 de l’indice).

 

Indices de défavorisation selon le ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports (2004-2005)
École Indice de faible revenu

Rang décile

Indice de milieu socio-économique Rang décile
Hochelaga 61,6 10 35,9 10
Baril 60,7 10 37,3 10
St-Nom-de-Jésus 58,6 10 38,9 10
St-Clément 56,1 10 36,3 10
Maisonneuve 52,7 10 34,9 10
Notre-Dame-de-l’Assomption 47,1 10 25,8 9
St-Jean-Baptiste-de-La-Salle 46,5 10 25,5 9
Ste-Jeanne-d’Arc 41,4 10 24,0 9
Écoles secondaires
Chomedey-de-Maisonneuve 55,7 10 35,1 10
Eulalie-Durocher 42,3 10 26,2 10
Le Vitrail 38,7 10 22,3 9

_________________________
1. Consulter le site Internet du Comité de gestion de la taxe de l’Île de Montréal pour comprendre en quoi il s’agit d’une approximation.
2. Il s’agit d’une école du quartier de la Petite-Bourgogne
3. Il s’agit d’une école de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.
4. Il s’agit d’une école de la commission scolaire Lester-B. Pearson.

 

 

Haut de page